Les systèmes d’alerte…

 

 

 

1.      Qu’est-ce qu’un système d’alerte ?

2.    Les centres d’alerte aux tsunamis déjà existants

3.    La COI et le PTWS

4.    Organes d’alerte nationaux et régionaux

5.    Systèmes d’alerte à venir…

6.    Communiqué de presse de l’UNESCO

7.    L’exemple du Japon

 

 

Qu’est-ce qu’un système d’alerte ?

 

Un système d'alerte est composé de :

ü      Sismomètres implantés à proximité des failles sous-marines et relié à des bouées flottantes

 

ü    Marégraphes installés dans les ports et mesurant la vitesse et la hauteur des vagues

 

ü   Satellites d'observation scrutant les océans depuis l'espace

 

Un système d’alerte permet d’alerter les populations et les plagistes de l’arrivée d’un tsunami.

 

 

 

 

 

Les centres d’alerte au tsunami déjà existants :

 

 

Aucune alerte aux tsunamis n'existe dans l'océan Indien, alors que dans le Pacifique un tel système a déjà permis d'éviter des catastrophes.

 

 

Le GIC/ITSU, le Groupe international de coordination du Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique, a défini plusieurs sigles et acronymes correspondant à son organisation et aux organes créés par la Commission océanographique intergouvernementale.
Source (en français) : http://www.prh.noaa.gov/itic/fr/library/pubs/glossary/tsu_glossary_html/tsunami_glossary19.html

 

 

GIC/ITSU
Groupe international de coordination du Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique. Le GIC/ITSU est un organisme international chargé de promouvoir la coopération et la coordination des activités d'atténuation des effets des tsunamis. Il a été créé en 1965 en qualité d'organe subsidiaire de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO. Il est composé de représentants nationaux des Etats membres de la région du Pacifique et se réunit tous les deux ans pour faire le point et coordonner les activités afin d'améliorer le Système d'alerte. Il compte actuellement 25 membres.

 

 

COI
La Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO.
(http://ioc.unesco.org/iocweb/default.htm) http://asmi2.dyndns.org/cyber-flag/Html/CommissionOceanographique.htm

 

 

CIIT
Centre international d'information sur les tsunamis. Créé en 1965 par la COI de l’UNESCO, le CIIT travaille en étroite coopération avec le Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC). Situé à Honolulu, Hawaii, le CIIT est notamment chargé: de surveiller les activités internationales d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique et de recommander des améliorations en matière de communication, d'acquisition et de réseaux de données, et de diffusion de l'information; de fournir aux Etat membres, comme à ceux qui ne le sont pas, des renseignements sur les systèmes d'alerte aux tsunamis, sur ses propres activités et sur la façon de participer activement aux activités de l'ITSU; d'aider les Etats membres de l'ITSU à mettre en place des systèmes d'alerte nationaux et tous les pays de région du Pacifique à mieux se préparer à ce phénomène; de réunir et diffuser les connaissances relatives aux tsunamis et de favoriser la recherche dans ce domaine, ainsi que ses applications, afin d'éviter les pertes en vies humaines et les dégâts matériels. (http://www.prh.noaa.gov/itic/)

 

 

ITSU
Groupe international de coordination du Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique (abréviation de International TSUnami).

 

 

UGGI
L’union géodésique et géophysique internationale (UGGI) est une organisation scientifique consacrée à la promotion et à la coordination des études de la Terre et de son environnement spatial (http://www.cig.ensmp.fr/~iahs/UGGI/index-fr.htm)

 

 

PTWC
Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique. Créé par la COI, le PTWC est le centre opérationnel du Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique. Il surveille, en étroite coopération avec d'autres centres régionaux et nationaux, les stations et instruments sismologiques et marégraphiques disséminés dans tout le Pacifique afin d'évaluer les séismes susceptibles de provoquer des tsunamis. Le PWC est géré par le Service météorologique national des Etats-Unis. (http://www.prh.noaa.gov/ptwc/)

 

 

PTWS
Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique. Le PTWS est le système opérationnel d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique.

 

 

25 membres : Australie, Canada, Chili, Chine, Colombie, Costa Rica, Equateur, Etats-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, Fidji, France, Guatemala, Iles Cook, Indonésie, Japon, Mexique, Nicaragua, Nouvelle Zélande, Pérou, Philippines, République de Corée, République populaire démocratique de Corée, Samoa occidental, Singapour et Thaïlande.

 

La Commission Océanographique Intergouvernementale

La Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) est une entité fonctionnant de manière autonome au sein de l'Organisation de l'Education, la Science et la Culture des Nations Unies (UNESCO). Elle a été créée afin de promouvoir la recherche scientifique sur la mer (en y impliquant les services océanographiques) avec comme objectif la connaissance des ressources de l'océan et de sa nature, à travers des actions concertées de ses membres. La COI compte 129 états membres.
Exemple de fonctions de la COI:
· développer, conseiller et coordonner les programmes scientifiques internationaux de recherche scientifique sur la mer et les activités des services océanographiques
· promouvoir et faire des recommandations pour l'échange des données océanographiques et leur publication, ainsi que la diffusion des résultats de la recherche scientifique.
· promouvoir et coordonner le développement et le transfert de la science de la mer et de ses technologies
· faire des recommandations pour renforcer l'éducation et la formation
· promouvoir la recherche scientifique sur la mer et l'application de ses résultats au profit de l'humanité.
La commission est composée d'une assemblée, d'un conseil exécutif, d'un secrétariat et d'entités subsidiaires. Sous l'égide de ce dernier concept, la Commission crée pour examiner et réaliser des projets spécifiques, des comités et autres entités subsidiaires, composées d'Etats membres intéressés par de tels projets. C'est le cas du Groupe International de Coordination du Système d'Alerte au Tsunami dans le Pacifique (ICG/ITSU), fondé par la COI, qui regroupe 25 états membres autour de Pacifique.

 

 

Organes d'alerte nationaux et régionaux

 

De nombreux systèmes d’alerte nationaux et régionaux existent.

 

Quelques exemples :

            - Le système allemand a été mis au point par le centre de recherche géophysique de Potsdam (Geoforschungszentrum Potsdam, GFZ). Il prend en compte l'observation et la collecte de données en mer, au sol et dans les airs. Les données et les simulations de vagues sont ensuite transmises via satellite à des centres en mesure de lancer l'alarme par Internet et par messages SMS (http://www.gfz-potsdam.de/)

- WC/ATWC : c’est le centre d'alerte de la Côte Ouest des États-Unis et de l'Alaska (West Coast/Alaska Tsunami Warning Center). Il est localisé à Palmer en Alaska ( http://wcatwc.gov/)

- Poseidon (http://poseidon.uprm.edu/) : c’est le centre d'alerte aux tsunamis de Porto Rico (Puerto Rico Tsunami Warning and Mitigation Program).

- SHOA tsunami (http://www.shoa.cl/servicios/tsunami/tsunami.php): système chilien d'alerte aux tsunamis.

- Au Japon, on compte six centres régionaux reliés aux municipalités. Le pays possède un système permettant de détecter les séismes en pleine mer à l’aide de sismographes et d’instruments de mesure de la pression de l’eau. Les données sont transférées à des stations de surface, puis arrivent par téléphone au centre d’alerte des tsunamis de Tokyo. En cas de tsunami, l'alerte est délivrée par l'Agence météorologique nippone JMA (Japan Meteorological Agency).

 

 

Les systèmes d’alerte à venir…

 

 

En Asie du sud-est, il n’existe aucun système d’alerte aux tsunamis.

 

 

Un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien est devenu une réelle priorité depuis les tsunamis dévastateurs du 26 décembre 2004 qui ont frappé l'Asie du Sud.

Le directeur de l’Unesco a annoncé la création d’un système d’alerte aux tsunamis prévu pour  juin 2006 dans l’Océan Indien. Il coûtera 30 millions d’euros. Des systèmes d’alerte sur toute la planète sont prévus pour juin 2007.

 

Du 18 au 22 janvier 2005, se tenait  à Kobe au Japon, la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes. Les experts de la Conférence mais également les organisations comme l'Organisation Météorologique Mondiale ou l'UNESCO, se sont prononcés pour la création d'un système d'alerte précoce afin de réduire l'impact des désastres naturels et se sont mis d’accord pour confier aux Nations Unies la gestion de la mise en place d’un système d’alerte rapide des tsunamis dans l’Océan Indien. L'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (Unesco) a proposé un réseau de bouées en eau profonde et des centres de communications régionaux.

L'UNESCO coordonne déjà le seul centre régional d'alerte pour les tsunamis, créé en 1968 à Hawaï, dans le Pacifique. L'objectif est de mettre en place un système permanent similaire dans l'Océan Indien.

Cependant, il reste maintenant à décider quel système choisir parmi un nombre important de propositions.

 

 

La Conférence de Kobe a accueilli quelques 3 000 délégués de 120 pays.

 

Des conférences régionales sont prévus fin janvier à Phuket au niveau ministériel, puis à Pékin réunissant des experts.

 

 

 

 


     Voir l’Avis des Nations Unis« conférence mondiale sur la prévention des catastrophes :

    http://www.unisdr.org/wcdr/basic-inf/1st-announc/First-Announcement-WCDR-fre.pdf

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse UNESCOPRESSE (13-01-2005 à 9:30)

L’UNESCO prépare un système mondial d’alerte aux tsunamis pour le milieu de 2007

 

L’UNESCO travaille à la création d’un système mondial d’alerte aux tsunamis qui devrait être opérationnel en juin 2007, a déclaré le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura. S’exprimant lors d’une conférence de presse à la Réunion internationale sur les petits Etats insulaires en développement, à Maurice, Koïchiro Matsuura a expliqué que les missions d’évaluation déjà en cours dans les pays concernés constituent une étape dans la création de la première composante régionale du système mondial, prévue pour juin 2006, dans l’océan Indien. « Le coût estimé de l’infrastructure scientifique du système pour l’océan Indien, constitué d’un centre régional et de centres nationaux équipés de façon appropriée est d’environ 30 millions de dollars », a souligné M. Matsuura. « Les coûts annuels d’entretien d’un centre régional devraient être probablement de l’ordre d’un à deux millions de dollars », a-t-il ajouté.

Le Directeur général a dit que deux réunions d’experts se tiendront en mars pour analyser le tremblement de terre et le tsunami survenus récemment dans l’océan Indien et pour définir dans les détails les besoins d’un système d’alerte mondial. Ces réunions auront également pour objectif d’harmoniser tous les efforts internationaux en vue de la création d’un système d’alerte avancée dans l’océan Indien.

« Les plans de ce dernier devraient être finalisés en juin prochain, lors de la réunion annuelle de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI) », a expliqué Koïchiro Matsuura. La COI a lancé un système international d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, qui « a sauvé, sans aucun doute, de nombreuses vies pendant ses quatre décennies d’existence », a ajouté le Directeur général.

« Nous avons tiré des leçons importantes et acquis beaucoup d’expérience dans le Pacifique, qui sont d’une valeur inestimable pour la mise en place d’un nouveau système mondial », a poursuivi Koïchiro Matsuura.

Le Directeur général a souligné l’importance de la collaboration dans la réalisation du projet, déclarant que l’UNESCO travaillerait étroitement avec des partenaires institutionnels clés, comme l’Organisation météorologique mondiale (OMM), ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux, des pays donateurs et des autorités nationales.

« Le rôle de ces derniers », a-t-il dit, « est crucial pour le succès de tout système d’alerte. Il incombe aux autorités de chaque pays de mettre en place des réseaux de communication nécessaires afin que l’information sur les tsunamis et d’autres catastrophes naturelles atteigne les populations menacées. Elles sont également responsables des programmes d’éducation et de sensibilisation de la population sur les actions à entreprendre pour sauver des vies et limiter les dégâts causés par de telles catastrophes ».
« L’UNESCO fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider les pays à mieux se préparer aux catastrophes naturelles », a déclaré Koïchiro Matsuura. « L’Organisation a déjà produit toute une gamme de matériels pour les élèves et les enseignants du Pacifique qui pourraient être adaptés aux autres régions du monde », a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

 

L’exemple du Japon

 

 

 

 

Le Japon est l’un des pays modèles en matière de prévention des tsunamis. Touché par plus de 150 tsunamis depuis 1895, le pays dépense énormément pour protéger sa population.

 

 

L'archipel compte 9 000 kilomètres de digues, des aménagements anti-tsunami et des plantations d’arbres le long des rivages. Mais, ce n’est pas encore assez pour venir à bout de ces murs d’eau !

C'est surtout leur système de prévention qui leur permet d’éviter des catastrophes.

En cas de tsunami, l'alerte est délivrée par l'Agence météorologique nippone (JMA). En effet, grâce à son matériel informatique, l'agence peut détecter la formation d'un tsunami, en estimer la hauteur des vagues, leur vitesse de propagation et le moment d'arrivée sur les côtes en fonction de l'épicentre et de la magnitude du séisme. La JMA a divisé le territoire en dix-huit blocs, lesquels sont gérés par six centres régionaux et reliés aux municipalités et secours (police, pompiers, hôpitaux…). Dans les deux à trois minutes qui suivent un séisme, les informations en provenance de l'Agence et le nom des régions menacées s'affichent sur les écrans de télévision. La radio interrompt aussi ses programmes pour diffuser les informations. Des sirènes et des haut-parleurs informent la population des municipalités, villes et même des villages isolés.

Les six centres régionaux fournissent aussi des informations aux pays riverains de la mer du Japon (les deux Corées et la Russie). En outre, le système d'alerte japonais est connecté au centre de détection d'Hawaï, qui centralise les données pour le Pacifique.

Prévue pour avril 2005, une bouée en fer sera installée au-dessus de la zone sismique de Nankai. Mis au point par l'université de Tokyo et le constructeur naval Hitachi Zosen, cet appareil de surveillance des tsunamis sera relié par satellite au système mondial de localisation (GPS).

Ainsi, le système d’alerte japonais peut-être considéré comme efficace, et ce, grâce à une information ultrarapide, des moyens d’alerte automatique et une évacuation urgente des populations.