L’échelle
de Mercalli Et les échelles d’intensité
L'échelle
macrosismique européenne EMS-98
2.
Jason
3.
Topex/Poséidon
et Jason pour mieux décrypter les océans…
4.
Demeter
5.
Le
Tsunami de Sumatra, les données satellitaires du CNES et de la NASA
6.
L’action
du Centre National d'Études Spatiales après la catastrophe de décembre 2004
8.
Images
satellites de la région touchée par le tsunami de décembre 2004
1.
Qu’est-ce
qu’un sismomètre ?
2.
Les
sismomètres vertical et horizontal
3.
Il
existe deux types de sismomètres
4.
Un
tracé de séisme s'appelle un "sismogramme"
5.
A
l’époque…
7.
Les
principaux réseaux de détection sismique
8.
A
quoi servent les données recueillies ?
9.
Et
l’instrumentation numérique ?
10. Réseau
régional
11. Réseau
temporaire ou mobile
12. Le
Réseaux français d'observation et de surveillance sismiques
1.
Qu’est-ce
qu’un marégraphe ?
2.
Comment
est constitué un marégraphe ?
5.
Les
Marégraphes côtiers numériques
L’échelle de Richter
C’est en 1935
que fut instaurée l’échelle de Richter par Charles Francis Richter
et Beno Gutenberg. Elle est dite objective, parce
qu’elle est basée sur les mesures faites par les sismographes
Elle exprime la magnitude d'un séisme,
c’est-à-dire l’énergie emmagasinée puis relâchée au moment du séisme. C’est
la longueur de faille où se fait la rupture qui la détermine.
La magnitude est
calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer.
Elle correspond au logarithme de la mesure de l'amplitude des ondes
de volumes (de type P et S), à
La formule de la magnitude utilise le logarithme
décimal…
ML = logA - logA0
A représente l'amplitude maximale relevée par le
sismographe et A0 une amplitude de référence.
Grâce à cette équation,
on constate que les ondes sismiques d'un séisme de magnitude 6 ont une amplitude
dix fois plus grande que celles d'un séisme de magnitude 5.
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Classification des séismes selon l’échelle de Richter
| En dessous de 2 : séisme micro, non ressenti
De 2,0 à 2,9 : séisme très mineur, non ressenti mais enregistré par les sismomètres De 3,0 à 3,9 : séisme mineur, ressenti mais ne causant généralement aucun dommage De 4,0 à 4,9 : séisme léger, secousses d'objets à l'intérieur des maisons, créant quelques dommages légers De 5,0 à 5,9 : séisme modéré, pouvant causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus par exemple et de légers dommages aux édifices stables De 6,0 à 6,9 : séisme fort, pouvant être destructeur dans des zones jusqu'à 180 kilomètres autour dans les zones peuplées De 7,0 à 7,9 : séisme majeur, pouvant être destructeur dans des zones plus vastes encore De 8,0 à 8,9 : séisme important, pouvant causer des dommages sérieux dans des zones se trouvant à des centaines de kilomètres autour A partir de 9 : séisme exceptionnel dont la fréquence est généralement de 2 par siècle |
Mais l’échelle de Richter ne permet pas d'évaluer l'intensité
d'un séisme dans un endroit donné et précisément dans les zones urbaines.
Pour cela on utilise l’échelle de Mercalli
ou l’échelle MSK qui sont des échelles d’intensité.
Notons qu’à l'inverse de la magnitude qui se calcule,
l'intensité d'un séisme ne peut donner lieu qu'à une estimation. De plus, la
magnitude est une valeur associée uniquement au séisme. L'intensité, elle, est
associée au lieu d'observation. C’est pour cela, par exemple, que l’échelle de
Mercalli est subjective, fondée uniquement sur l'étendue des
dégâts observés.
Depuis peu, une nouvelle échelle d’intensité a été adoptée par les pays
européens : EMS 98 (European Macroseismic Scale
1998).
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L’échelle de Mercalli a été introduite par
le sismologue italien Giuseppe Mercalli au début du 20e siècle.
Elle est donc antérieure à l’échelle de Richter.
Cette échelle
a été modifiée en 1956 puis a été remplacée en 1964 par l’échelle MSK
(du nom de ses auteurs : Medvedev, Sponheuer et Karnik). En 1992, les
pays européens ont adopté l’échelle EMS 92 (European Macroseismic Scale),
puis l’EMS 98
que
L’échelle de Mercalli n’a pas de base mathématique.
Elle indique l'intensité d'un séisme sur une échelle de chiffres romains de I à
XII. Cette intensité est déterminée par deux choses:
▪ L’ampleur
des dégâts causés par un séisme
▪ La
perception qu'a eu la population du séisme
Bien qu’on lui préfère
l’échelle de Richter, plus objective, l’échelle de Mercalli se révèle utile
pour évaluer les séismes du passé.
Les séismes de XI à XII sur
l'échelle de Mercalli peuvent être mis en corrélation avec des magnitudes de 8
à 9 sur l'échelle de Richter.


L'échelle
macrosismique européenne
EMS-98
En
Europe, on utilise dorénavant l'échelle d'intensité dite EMS-98 (European Macroseismic Scale 1998), appartenant, comme l'échelle MSK qui l'a précédée, à la famille des
échelles d'intensité.
Elle
s'intéresse aussi bien au site, aux fondations, à la forme architecturale, à la
structure porteuse, qu'aux éléments non structuraux et aux façades.
Cette échelle est la première échelle d'intensité à être
illustrée. Elle comprend des dessins représentent graphiquement ce que l'on
entend par degrés différents de dégâts.
Définition des degrés d'intensité
Elle comprend
12 degrés d’intensité, chacun précisant trois points bien distincts :
a) Effets sur les humains
b) Effets sur les objets et sur la nature
c) Dégâts sur les bâtiments

L’échelle
d’intensité EMS-98 est la première échelle d'intensité conçue pour encourager
la coopération entre ingénieurs et sismologues.
Voir la version complète de l’EMS-98 :
http://www.gfz-potsdam.de/pb5/pb53/projects/ems/fr/core/EMS_fr_emsa_cor.htm
Depuis
l'espace, les satellites observent avec une précision extrême les océans : la
vitesse des vents et des courants, les variations du niveau de la mer, la
hauteur des vagues, la température de surface...
Topex/Poséidon et Jason sont des missions satellitaires conjointes
de la NASA et du Centre National
d'Études Spatiales (CNES). Les deux
missions ont pour principal objectif d’effectuer des mesures à long terme de la
hauteur de la surface de la mer afin de mieux comprendre la circulation
océanique et ses effets sur le climat.
Le satellite franco-américain Topex/Poséidon a
été lancé par la fusée Ariane en août 1992 à
- Topex (ALT, NASA) et
- Poséidon (SSALT, Centre National d'Études Spatiales CNES).
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Topex/Poséidon scrute la surface des océans et communique aux scientifiques les moindres
changements d'état du milieu océanique. Il utilise des systèmes avancés d'altimétrie
radar qui permettent d'effectuer des mesures précises et répétitives du
niveau des océans, en vue d’établir des cartes de topographie dynamique. L'orbite
choisie pour le satellite et les instruments embarqués fournissent, outre
la mesure du niveau de la mer, une cartographie des courants marins, comme
le Gulf Stream, et le suivi de leurs effets sur les changements climatiques
globaux. Les mesures altimétriques permettent aux scientifiques d'étudier
les marées, les vagues, la géophysique et les vents marins.
La mission Topex/Poséidon est la plus importante des
collaborations CNES/NASA. Sa mission s'inscrit dans le cadre des études sur
l'évolution globale du climat et de son interaction avec les grands courants
océaniques.
|
|
Voir le site : http://www.obs-azur.fr/cerga/gmc/GEODESIE/ALT/TP.html
La mission Jason, menée conjointement par le CNES
et la NASA, assure la continuité du programme Topex/Poséidon.
Premier
satellite à bénéficier du programme Proteus, Jason est conçu sous la
forme d'un minisatellite de moins de
Il a été
lancé le 7 décembre 2001 par une fusée Boeing Delta 2 en compagnie du satellite
scientifique américain Timed, depuis la base de Vandenberg en Californie.
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Jason doit
assurer le passage, souvent difficile, de la
recherche aux applications. Jason permettra alors de fournir des bulletins
météorologiques pour les flottes de pêche, et de prévoir les grands événements
climatiques anormaux.

Illustration
du satellite d'observation des océans Jason.
La
mission Jason, menée conjointement par le CNES et la NASA, assure la continuité
du programme Topex/Poséidon.
Copyright : ©
CNES/ill.D.DUCROS,1999
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Premier
résultat Jason :
carte de la distribution des hauteurs de vagues (de

Illustration
du minisatellite d'observation des océans Jason 2 sur vague. La mission Jason
2, appelée OSTM (Ocean Surface Topography Mission), est à l’étude pour un
lancement courant 2008 afin d’assurer la continuité des observations après
Jason 1, toujours dans un schéma de coopération avec les Etats-Unis.
Copyright : ©
CNES/ill.D.DUCROS,2004
TOPEX/POSEIDON
et JASON pour mieux décrypter les océans…
Le satellite océanographique
Topex/Poséidon, mis au point par la NASA et le CNES, observe depuis 12 ans la circulation océanique globale et son
effet sur le climat. D’un autre côté, le satellite Jason, en orbite depuis décembre 2001. Leur réunion en septembre
2004 est appelée par les scientifiques, la mission
tandem Jason-Topex/Poséidon.
Le satellite Topex/Poséidon a été
déplacé de son orbite initiale, à mi-distance de l'orbite du satellite Jason. Depuis, les deux satellites
volent de concert, côte à côte, balayant la surface océanique avec un
échantillonnage deux fois plus dense.
Cette mission « tandem » a pour
résultats :
Des données d'une résolution
exceptionnelle sur la hauteur de la
surface des océans (paramètre clé du stockage de chaleur dans l'océan qui
affecte le climat d'aujourd'hui et les événements climatiques planétaires de
demain). Les données topographiques de
la surface de l'océan sont d'une résolution deux fois meilleure et produisent ainsi des enregistrements radar
continus et simultanés de qualité supérieure qui seront utilisés pour
cartographier la vitesse et la direction des courants de surface de l'océan.
Ces données permettront aux
scientifiques de mieux détecter et comprendre les courants, les marées et
les tourbillons océaniques. Elles permettront aussi d'améliorer les
modèles océanographiques ainsi que leurs capacités de prévision des courants
océaniques.

Illustration
du schéma de fonctionnement du satellite d'océanographie Jason. L'altimètre
Jason mesure la distance entre le satellite et la surface de la mer ; les
systèmes d'orbitographie (Doris) permettent de calculer l'altitude du
satellite. La différence de ces deux quantités donne la hauteur du niveau de la
mer qui inclut l'effet de géoïde (déformation du niveau de la mer sous l'action
du potentiel terrestre) et l'effet de la circulation océanique (la topographie
dynamique).La mission Jason, menée conjointement par le CNES et la NASA, assure
la continuité du programme Topex/Poséidon. Copyright : © CNES/ill.D.DUCROS,1998
![]() |
Au-delà de Jason et de la mission tandem, les ingénieurs et les scientifiques sont déjà en
train de développer des techniques de mesures océanographiques offrant une
résolution encore plus fine :
C'est
le cas du WSOA proposé par le JPL, un radar altimètre interférométrique capable
de mesurer la topographie de la surface
de l'océan sur une fauchée de
Un tel instrument permettra
d’observer la quasi-totalité de la surface de l'océan et de la restituer avec
une résolution d'environ
Ce nouveau concept devrait
être testé et évalué à bord du nouveau satellite qui assurera la suite de
la mission Jason actuelle à partir
de 2007, et ce dans le cadre d'un partenariat
entre le CNES,
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Le 29 juin 2004,
le missile Satan lançait un petit satellite français de 120 Kg : Demeter
((Detection of Electro-Magnetic
Emissions Transmitted from Earthquake Regions).
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En effet, les
scientifiques soupçonnent depuis très longtemps l’existence d’une relation
entre les mouvements de l’écorce terrestre et les perturbations électriques et
magnétiques dans la haute atmosphère. De récentes recherches semblent démontrer
qu’une augmentation de l’intensité des ondes électromagnétiques est décelable
quelques heures avant certains phénomènes naturels, comme les séismes mais
également les éruptions volcaniques ou les raz-de-marée. La mission Demeter
devrait permettre de mieux comprendre ces phénomènes.

Copyright
©
CNES-Novembre 2003/Illustration D. Ducros
Demeter est le premier projet
de la filière micro-satellite MYRIADE
du CNES laquelle permet de réaliser, depuis 1996, des missions scientifiques,
d’applications ou technologiques à coût réduit. Ce concept de microsatellite,
modulaire et léger, ouvre de nouvelles possibilités à la communauté scientifique.
Grâce à ces technologies, il devient possible de réaliser à moindre coût et
plus rapidement des satellites de cette catégorie pour des missions répondant
à des objectifs de premier plan sur des sujets scientifiques plus risqués.
Les instruments de ce
satellite : des capteurs électriques, des capteurs magnétiques, un
analyseur de plasma, une sonde de Langmuir, un détecteur de particules.
Demeter a
survolé l’épicentre du séisme du 26 décembre 9 heures avant la catastrophe. Ses enregistrements sont parvenus
aux chercheurs du CNRS d'Orléans, responsables
scientifiques de la mission qui tentent de mieux comprendre les séismes.
Durant sa mission,
Demeter devrait survoler 400 à 500
séismes d'une magnitude supérieure
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Le Tsunami de Sumatra, les données satellitaires du CNES et
de
Pour la première fois, des satellites en
orbite ont observé et mesuré en pleine mer un tsunami majeur, celui de l'Océan
Indien provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu le 26 décembre au
sud-ouest de l'île de Sumatra. Les mesures, très précieuses pour les chercheurs
du monde entier, aideront à mieux comprendre ces événements.
Les satellites ont survolé le golfe du Bengale
à 150 Km l’un de l’autre, deux heures environ après le séisme.
«La probabilité d’obtenir, pour un endroit
donné, des observations d’un événement tel que celui-ci dans un intervalle
de deux heures est très faible. Jason a réussi à capter les signaux du tsunami
par opportunité, mais cela présente un intérêt immense pour les océanographes
du monde entier » a déclaré le Dr Philip Callahan du Jet Propulsion Laboratory
de
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«Les observations réalisées par Jason et
Topex/Poseidon sont uniques et très précieuses pour la validation et l’amélioration
des modèles numériques de tsunamis ainsi que pour le développement des futurs
systèmes d’alerte aux tsunamis », a indiqué le Dr Lee-Lueng Fu du JPL, responsable
scientifique du projet Topex/Poseidon et Jason, «Il faut actuellement au
moins 5 heures pour traiter
des données satellitaires d’altimétrie radar, qui ne peuvent donc pas être
utilisées par les systèmes d'alerte
pour ces événements », a précisé le Dr Fu.
La NASA et le CNES travaillent
en collaboration avec la NOAA et l'Organisation Européenne pour l'Exploitation
des Satellites Météorologiques (EUMETSAT), sur la prochaine mission d'altimétrie
radar dénommée « Mission de topographie de la surface des océans »
(Ocean Surface Topography Mission, OSTM), dont le lancement est prévu
en 2008. Elle devrait permettre à la mesure
altimétrie radar de devenir une observation de routine pour
ces organisations.
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L’action du Centre National d'Études Spatiales
après la catastrophe de décembre 2004
Les satellites d'observation de
Dans le cadre de la charte internationale des agences
spatiales sur la gestion des catastrophes naturelles, le CNES a donc fourni, à la demande de différentes organisations
internationales, dont l'ONU, des
images d'archives des satellites Spot.
Il a procuré une aide directe aux équipes de la
sécurité civile française sur place au Sri-Lanka en leur fournissant les données
spatiales et produits cartographiques réalisés à partir de
l'ensemble des données obtenues des divers satellites d'observation de
Par ailleurs, dans le cadre d’une coopération existant depuis deux ans en matière de télé-médecine entre le CNES, Médès, Indocomputech et un certain nombre d’hôpitaux indiens, le CNES met à disposition :
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L’altimétrie radar permet
de mesurer, au centimètre près, la hauteur des mers et de d’enregistrer les
variations des océans.
Basé sur une
technique de mesure d’altitude, le satellite
altimétrique récolte une énorme quantité de données sur la circulation
océanique.
Installé sur un satellite, l’altimètre est un appareil radar : il émet
un signal à très haute fréquence (environ 2 000 impulsions par seconde) à
la verticale du satellite. Ce dernier voyage jusqu’à rencontrer un
obstacle. L’antenne de l’altimètre reçoit en retour « l’écho radar »
réfléchi.
Le temps écoulé
entre l’émission du signal et la réception de l’écho permet, par calcul, d’obtenir la distance entre
l’obstacle (l’océan) et le satellite : elle est obtenue par simple
multiplication du temps par la vitesse de la lumière.
L’observation
des océans se heurte à un obstacle majeur : les ondes radio ne pénètrent
pas en profondeur, les mesures se limitent donc à la surface. La hauteur des
mers par rapport à
En pratique, cette mesure théorique doit, pour atteindre le niveau de précision
souhaité, subir des corrections qui tiennent compte des perturbations du
satellite sur son orbite et de celles des ondes lors du passage dans
l’atmosphère.
Source :
http://www.cnes.fr/html/_107_449_451_.php
Images
satellites de la région touchée par le tsunami de décembre 2004

Image
Spot 5 de la région d'Aceh, Sumatra, Indonésie
En
comparant avec l'image du 8 décembre
|
Le
8 décembre 2004 |
Le
28 décembre 2004
|
Copyright : : © CNES 2004 Distribution Spot
Image Processing CRISP
Image
Spot 4 de la côte thaïlandaise
Cette
image acquise le 26 décembre 2004 en

Copyright : © CNES
2004 Distribution Spot Image Processing CRISP
![]() |
Un sismomètre (ou
séismomètre ou sismographe) est un appareil mesurent l’activité sismique du
sol. Il est capable de détecter de très petits mouvements du sol et de les
enregistrer.
Il se compose généralement
d'un capteur, d'un amplificateur, d'un transducteur et
d'un enregistreur.
Le sol pouvant bouger selon les trois axes x,
y et z, on utilise donc trois
appareils, chacun enregistrant les déplacements dans une direction donnée (une
verticale et deux horizontales, est-ouest et nord-sud) caractérisant ainsi le
mouvement global du sol.
Il existe maintenant des
sismomètres dits « triaxiaux » capables de mesurer l’ensemble
des trois composantes.
Les
sismomètres vertical et horizontal
Le sismomètre vertical est constitué
d'une masse très lourde placée sur une barre fixée à une de ses extrémités
et qui pivote dans un plan vertical (car il mesure la composante verticale).
Le sismomètre horizontal utilise
lui le principe du pendule horizontal.

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Sismomètre vertical longue période Sismomètre horizontal longue période
Copyright
: © CEA 2005 Copyright
: © CEA 2005
Site :
http://www-dase.cea.fr/public/dossiers_thematiques/sismometres/description.html
Un
tracé de séisme s'appelle un "sismogramme"
Exemple du sismogramme du
26 décembre 2004 au Nord de l’île de Sumatra :
Dans les modèles anciens, la
barre pivotante était reliée à un crayon qui enregistrait les mouvements sur un
papier déroulant. Aujourd'hui, le principe utilisé est toujours le même, mais
la barre est reliée à un système électronique qui enregistre les données sous
forme numérique. Ainsi, on ne parle plus de « sismographe », terme
réservé aux instruments traçant directement le signal sur papier, sans autre
mémorisation. Les ordinateurs et leur mémoire numérique les ont rendus
obsolètes et le terme « sismomètre » est devenu générique.
Voir des animations des
différents sismographes sur le site : http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/svt/seisme85_2/sismogra.htm
Actuellement on utilise surtout
des sismomètres électromagnétiques. Ils ne mesurent pas le mouvements du sol
mais la vitesse de mouvement du sol. Ces sismomètres sont composés
d’un pendule auquel est lié une bobine d’induction qui se déplace dans un
champ magnétique ; le signal électromagnétique est amplifié électroniquement,
transformé en courant électrique et enregistré sous forme numérique et/ou
graphique.
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Les
principaux réseaux de détection sismique
■ L'International
Seismological Center (ISC) installé
à Newbury (Grande Bretagne)
■ Le
National Earthquake Information Service (NEIS)
du Geological Survey (Etats-Unis)
■ Le Centre
Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM)
installé à Paris
■ Le Bureau
Central Sismologique Français (BCSF)
à Strasbourg
■ Le
Laboratoire de Détection et de Géophysique (LDG) du Centre d'Etude Atomique (CEA) en région parisienne
Ces centres recueillent les données
sismiques et les regroupent, ce qui permet de déterminer les coordonnées et la
magnitude d’un séisme.
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Ces données permettent la localisation des
tremblements de terre et l'analyse des grandes structures internes du globe.
Grâce à un réseau de plusieurs milliers
de stations distribuées sur l'ensemble de la planète, il est possible de
déterminer l'hypocentre de tous les séismes de magnitude supérieure à 4, et ce,
quelle que soit leur région d'origine.
Et
l’instrumentation numérique ?
Elle offre la possibilité de traiter des
centaines d'enregistrements très rapidement. Des réseaux sont en cours
d'installation dans plusieurs pays. Le programme français GEOSCOPE, lancé en
1982 par l'Institut National des Sciences de l'Univers (INSU), a été le premier
a installer un réseau mondial utilisant les stations sismiques numériques et il
compte actuellement 25 stations dans le monde entier.
Pour une observation plus fine, plus
régionale. Ce type de réseau comprend plusieurs stations placées autour des
zones répertoriées. En France l'interprétation des données se fait localement
par le RéNaSS (Réseau
National de Surveillance Sismique).
Les réseaux temporaires sont utilisés pour
des opérations spécifiques, ponctuelles et limitées dans le temps : par
exemple, pour étudier la sismicité d'une région où l'on veut implanter un
barrage, une centrale nucléaire. Ils sont également utilisés après un séisme
majeur, près de l'épicentre, pour enregistrer les petits séismes qui suivent le
tremblement de terre important., précieuses informations pour la compréhension
du séisme majeur.
Le
Réseaux français d'observation et de surveillance sismiques
La surveillance en temps
réel de l'activité sismique du territoire est assurée 24h/24 par le Réseau
national du Laboratoire de Détection Géophysique (LDG) du CEA de la
région parisienne et par le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS)
installé à Strasbourg.
Ces réseaux fournissent en moins d’une heure au Bureau central sismologique
français (BCSF), les principaux paramètres des séismes importants
survenant en France ou dans les régions frontalières.
Le marégraphe (ou marémètre) est un appareil gradué
qui enregistre automatiquement la hauteur du niveau de la mer en fonction du
temps en un lieu donné, en éliminant l’influence des vagues, des clapotis, et
donnant à tout moment une indication visuelle du niveau de la mer.
Les
lectures ont une précision de l’ordre de quelques centimètres, mais si elles
sont faites régulièrement, elles peuvent donner de bonnes estimations pour la
navigation et une moyenne annuelle du niveau de la mer.
Les
premiers marégraphes ont vu le jour au 17ème siècle, et se sont
perfectionnés au fil du temps.
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![]() |
RONIM, le réseau de marégraphes mis en oeuvre par le
Service Hydrographique et Océanographique de
ROSAME : le réseau ROSAME
(Réseau d'Observation Sub-Antarctique et Antarctique du niveau de
SONEL est
un réseau qui intègre des données marégraphiques de RONIM mais y ajoute des
mesures géodésiques par GPS permanents. C'est un réseau mis en place en
partenariat par le SHOM et l'IGN. http://sonel.ensg.ign.fr/
GLOSS :
le réseau de marégraphes coordonné par
ESEAS (European Sea Level
Service) http://www.eseas.org/abouttheeseas/
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Les
Marégraphes côtiers numériques
Depuis 1992, le SHOM a décidé de placer sur les côtes françaises un
réseau de marégraphes numériques permanents à ultrasons, appelés MCN (marégraphes côtiers numériques).
Les données acquises sont retransmises régulièrement par modem, via le réseau
téléphonique, à l'EPSHOM.
Le MCN est équipé d'un transducteur ultrasonore. Ce transducteur, placé
au-dessus de la surface de l'eau, émet un court train d'impulsions ultrasonores
(40-50 kHz) et détecte le signal réfléchi. Le temps écoulé entre l'émission et
la réception du signal est traduit en hauteur d'eau; la variation de cette
hauteur d'eau est liée directement à la marée. Le transducteur est placé dans
un puits de tranquillisation permettant de filtrer la houle et le clapot
extérieurs. Le puits de tranquillisation sert par ailleurs de guide d'onde et
empêche l'onde ultrasonore d'être perturbée par les flux d'air (vent).
Globalement le transducteur perd 50% de sa portée hors puits ou conduit.
Le MCN enregistre une mesure périodiquement. Cette mesure est une
moyenne effectuée sur une série continue de mesures réalisées durant une
période fixée par l'opérateur, appelée période d'intégration.
Afin de filtrer les
phénomènes de houle (période moyenne 5 à 8 s) et le clapot (période 2 à 5s),
les mesures enregistrées sont intégrées sur une période de temps en général de
2 minutes avec une cadence de mesure de 10 minutes.
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Source : http://www.shom.fr/fr_page/fr_act_oceano/maree/mcn.htm
Enregistrement du gravimètre du SHOM à
Brest :

Copyright
© SHOM
On constate une
signature assez forte du séisme de Sumatra.
Enregistrement de marée à
l'observatoire de
Perturbation de l'enregistrement de marée.

Observations du tsunami à

Observations du tsunami à