Le Tsunami

 

 

 

Le tsunami

 

1.      D’où vient le mot "TSUNAMI" ?

2. Qu’est-ce qu’un tsunami ?

3. La naissance d’un tsunami

4. Qu’est-ce qui provoque les tsunamis ?

5. Caractéristiques propres aux tsunamis 

6. Déferlement sur les côtes…

7. Le cas de Sumatra…

 

 

Les plus :

1. Chronologie du tsunami de Sumatra
2. Les différents types de tsunamis
3. Echelles d’intensité des tsunamis
4. Les grands séismes et tsunamis de l’histoire

 

 

 

 

 

D’où vient le mot "TSUNAMI" ?

 

 

 

 

Le terme tsunami est un mot d’origine japonaise. Il est composé de tsu qui signifie le port, la baie ; et de nami, l’onde, la vague. On le traduit donc littéralement par « vague portuaire ».

 

Ce sont les pêcheurs japonais qui l’ont nommée ainsi car, n'ayant rien observé d'anormal en haute mer, ils retrouvaient à leur retour, leur ville portuaire ravagée.

 

 


 

 

Le tsunami fut de tout temps redouté au Japon. L'un des premiers textes majeurs écrits, le Nihon Shoki («Annales du Japon »), datant de 720, fait déjà mention du « raz de marée » qui, après le séisme de « Hakuhô », ravagea en 684 la zone côtière, ouverte sur le Pacifique, hébergeant le port de Susaki.

 

Les tsunamis sont parfois appelés " raz-de-marée ", terme impropre puisque les marées ne sont nullement à l'origine du processus. Le terme « tsunami » est utilisé de façon universelle par les scientifiques pour désigner les vagues générées par une déformation brusque du fond de l’océan.

 

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’un tsunami ?

 

 

 

Le phénomène que nous appelons "Tsunami" (SOO-NAH-MEE en japonais) est une série de vagues de grande longueur d'onde, se propageant à grande vitesse à travers l'océan, et déferlant sur les côtes.

 

 

Lors de leur déferlement sur les côtes, elles peuvent avoir l’aspect de simples clapotis ou, dans certains cas, de gigantesques murs d’eau pouvant atteindre 30 mètres de haut. Elles sont alors soit imperceptibles, soit dévastatrices.

 

 

Les tsunamis, dénommés parfois vagues sismiques océaniques, sont une menace sur les biens et sur la vie des gens qui résident en bord de côte.

 

 

Ils sont particulièrement redoutés au niveau des côtes de l'Océan Pacifique ; la zone occidentale (Kamchatka, Iles Kouriles, Japon, Philippines, Indonésie) et les Iles Hawaii étant les plus menacées. La France n'est pas à l'abri de ce risque aux Antilles et dans les territoires du Pacifique (Polynésie, Nouvelle-Calédonie...).

 

 

 

 

 

La naissance d’un tsunami…

 

Les mouvements du sol marin à l’origine de la formation des tsunamis, déplacent une grande masse d’eau.

 

D’une façon générale les tsunamis sont habituellement générés par de grands tremblements de terre sous-marins de magnitude supérieure à 7 et très peu profonds (profondeur inférieur à 50 Km).

 

 

 


 

 

Ces tremblements de terre proviennent du chevauchement des plaques tectoniques (zone de subduction, rupture de faille) ; chevauchement qui emmagasine une énorme quantité d’énergie au cours des années, voire même des millénaires. Une tension s’y installe. D’un seul coup, celle-ci peut se relâcher, libérant une énorme quantité d’énergie en soulevant le fond marin. Le séisme crée alors un mouvement vertical de la surface de l'eau (pouvant atteindre plusieurs mètres) sur une grande surface (jusqu'à 100 000 Km2).

 

L'eau soulevée (soit des millions de mètres cube) forme une montagne à la surface de l’eau. De ce phénomène, naissent d'énormes vagues qui se propagent à toute vitesse et dans toutes les directions, comme les cercles à la surface d'un lac où on a lancé une pierre.

 

En pleine mer, les vagues peuvent atteindre une vitesse de 900 Km/heure, soit la vitesse d’un avion.

 

Zone de Texte: Les facteurs de génération des tsunamis  ·	L'amplitude du mouvement horizontal et vertical du fond de l'océan ·	La surface de rupture de la faille ·	L’effondrement du fond marin dû au séisme ·	L’efficacité avec laquelle l'énergie libérée est transférée de la couche terrestre au fond de l'océan

 

 

 

Qu’est-ce qui provoque des tsunamis…

 

 

 

Les tsunamis sont générés par des mouvements du sol marin.

 

 

Dans la plupart des cas recensés, les tsunamis sont provoqués par des séismes sous-marins (rupture de faille) : le niveau du plancher océanique le long d'une faille s'abaisse ou s'élève brutalement, provoquant la naissance de vagues de tsunamis.

 

 

 

Mais les tsunamis peuvent aussi être engendrés par :

 

·        Une éruption volcanique sous-marine

 

·        Un glissement de terrain

 

·        Un impact de météorite (improbable)

 

 

Zone de Texte: Pour qu’il y ait formation d’un tsunami, il faut que l’un de ces cas se produise en mer.


 

Un tsunami ne naît pas au niveau des dorsales car la magnitude des séismes y est trop faible (2 ou 3 sur l'échelle ouverte de Richter).

 

 

La naissance d’un tsunami dévastateur comme celui de Sumatra peut être induite par plusieurs facteurs :

 

 

Dans le cas de décembre 2004, le séisme de magnitude 9,0 a probablement engendré des glissements de terrains sous-marins également initiateurs de tsunamis (voir le schéma ci-dessous). Ces deux phénomènes combinés ont pu accentué la grosseur des vagues créées. De plus, l’île de Sumatra se trouve proche du foyer du séisme et la faille à son origine est de grande surface.

 

 

 

 

Toutes les conditions été donc réunies, le 26 décembre 2004,  pour faire naître un tsunami dévastateur.

 

 

 

 

 

Caractéristiques propres aux tsunamis…

 

 

La principale caractéristique :

La hauteur de la vague est insignifiante en haute mer alors qu'elle peut atteindre rapidement plusieurs mètres près des côtes. Au large, un tsunami passe ainsi pratiquement inaperçu.

Les tsunamis ne sont pas générés par le vent mais par des mouvements du fond marin.

L'énergie de la vague du tsunami va du fond de l'océan à sa surface. Cette énergie correspond à l'énergie mécanique (énergie totale) qui est la somme de l'énergie cinétique (énergie de la vitesse) et de l'énergie potentielle (liée à la hauteur des vagues) : dans les eaux profondes, la vitesse est très importante, donc l'énergie cinétique est très grande et l'énergie potentielle très faible. Au contraire, à l'approche des côtes, les vagues sont ralenties par les effets de fond et il se produit un échange entre l'énergie cinétique et l'énergie potentielle.

Les vagues d'un tsunami, contenant une grande quantité d'énergie, peuvent traverser l'océan d'un bout à l'autre.

Les vagues de tsunamis se propagent en eaux profondes avec une vitesse qui peut dépasser les 900 Km/heure, la vitesse d'un avion.

La hauteur des vagues au niveau des côtes, varie de quelques centimètres à plus de 30 mètres de haut.

Ce n'est pas seulement la hauteur du tsunami qui en fait sa force destructrice mais la durée de l'élévation du niveau de l'eau et la quantité d'eau déplacée à son passage.

La longueur d'onde d'une vague de tsunami (distance entre deux crêtes de vagues) varie de 10 à 300 Km. C'est très supérieur à la profondeur des océans qui ne dépasse guère .

Les zones inondées peuvent s'étendre sur plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres.

Contrairement à la houle, le tsunami provoque une oscillation de l'eau en surface et en profondeur.

La période (durée entre le passage au même endroit, de deux vagues successives) s'étire entre 10 minutes et plus d'une heure (par contre, une vague générée par le vent a une période de 10 secondes environ et une longueur d'onde de 150 m).

La hauteur et l'impact des vagues dépendent de la configuration de la côte et du littoral. La direction de provenance des vagues à également une influence.

On observe souvent un retrait considérable (jusqu'à 200 m) de l'eau avant l'apparition de la première vague.

La première vague n'est généralement pas la plus forte, mais aucun cas de tsunami ne se ressemble.

 

 

Longueur d’onde, vitesse, amplitude…

 

La longueur d'onde · dépend de la période T et de la profondeur de l'eau h selon la relation :

(Où g = 9,81 m/s2 est la gravité) 

Exemple : pour une profondeur d'océan de 4 à 6 Km et une période de 10 à 60 min, la longueur d'onde varie entre 100 et 800 km.

 

La vitesse v de déplacement d'un tsunami est uniquement fonction de la profondeur de l'eau h :

Exemple : pour une profondeur d'océan de 4 à 6 Km, on obtient une vitesse de 600 à 800 Km/heure.

 

Pour des tsunamis de longue période, l'amplitude A du tsunami est donnée par la relation :

 

 

 

 

Le déferlement sur les côtes…

 

 

Le déferlement des tsunamis sur les côtes peut-être destructeur.

 

Comme nous l’avons vu, les vagues de tsunamis se propagent en eaux profondes avec une vitesse qui peut dépasser les 900 Km/heure.

 

En se rapprochant des côtes, la vitesse du tsunami va diminuer et, pour maintenir son flux d’énergie constant, son amplitude (sa hauteur) va augmenter de façon parfois considérable.

 

En effet, en eaux profondes, la vitesse de la vague est très importante donc l’énergie cinétique (de vitesse) est très importante et l’énergie potentielle (de hauteur) très faible. A l’approche des côtes, la profondeur de l’eau y étant plus faible, les vagues sont ralenties.

 

Il se produit un échange entre l’énergie cinétique et l’énergie potentielle : la première diminue (la vitesse de propagation descend jusqu’à 30 Km/heure) et la seconde augmente, la hauteur des vagues pouvant ainsi atteindre les 30 mètres.

Zone de Texte: Ainsi, la longueur d’onde et la vitesse de la vague diminuent tandis que l’amplitude augmente. Cela donne une forme de vague cambrée, de plus en plus raide, qui arrive donc sur les côtes avec une hauteur considérable et qui se brise.

 


 

Plus le rivage sera éloigné de la source du tsunami, plus faible sera l’énergie du train de vagues au moment du déferlement. Ainsi, les vagues de tsunamis les plus élevées ont une origine proche.

 

 

 

Le déferlement…


 

  1. Il se produit un retrait de la mer sur plusieurs mètres, mais il existe des cas où ce retrait n’a pas eu lieu.
  2. Arrivant depuis le large pour déferler sur les côtes, la vague pénètre dans des eaux peu profondes. L’avant de la vague est ralenti tandis que l’arrière le rattrape gonflant ainsi la vague qui vient se briser sur les côtes. Le courant puissant de la vague la rend capable de pénétrer profondément à l'intérieur des terres lorsque le relief est plat.
  3. Généralement un second retrait de l’eau (entraînant des débris) se produit avant l’arrivée de la deuxième vague. Mais là encore il existe des cas où ce retrait ne se fait pas.
  4. La deuxième vague déferle sur les côtes.

 

Et ainsi de suite selon les cas (de 1 à 4 vagues en moyenne).

 

Zone de Texte: La hauteur des vagues varie selon les cas recensés Tantôt c’est la première vague qui est la plus hauteTantôt c’est la deuxième, Mais rien aujourd’hui ne nous permet d’expliquer ce phénomène.

 

 

 

Les configurations du rivage et du littoral…

 

Elles déterminent la hauteur et l’impact des vagues. Exemples :

 

► Un port, une crique ou une baie absorbent plus d’énergie de la vague et subiront donc plus de plus gros dégâts.

 

► Contre une falaise, le tsunami peut-être réfléchi.

 

► Un tsunami à l’approche d’une île est capable de la contourner en raison du phénomène de diffraction lié à sa grande longueur d’onde.

 

► Dans les fjords et les estuaires étroits, l’amplitude de la vague peut-être amplifiée…

 

► La présence d’une barrière de corail peut changer la configuration du tsunami et le freiner.

 

 

 

Enregistrements marégraphiques


 

La hauteur des vagues est connue par des enregistrements marégraphiques. Sur les enregistrements obtenus à la suite d’un tsunami, on remarque qu’une baisse du niveau de la mer précède le déferlement de la première vague. Mais ce n’est pas toujours le cas. La seconde vague est tantôt plus haute tantôt moins haute que la première. 

 

 

 

 

 

Les plus

 

 

 

Chronologie du tsunami

 

 

Il est alors 7 h 58 en Indonésie.

L'épicentre est localisé dans l'océan Indien, à 250 kilomètres au sud-est de Sumatra.

La province indonésienne d'Atjeh est frappée par un  tsunami dont les vagues atteignent près de 10 mètres de haut.

C'est cette zone qui est la plus dévastée par le raz de marée, car elle est la plus proche de l'épicentre.

Parmi les premières terres touchées par les vagues géantes, on trouve les côtes des îles indiennes d'Andaman et de Nicobar, dans le golfe du Bengale.

En Thaïlande, les plages touristiques du Sud, comme Phuket, Khao Lak ou Phi Phi, sont atteintes par les murs d'eau. La pointe méridionale de la Birmanie, frontalière de la Thaïlande, est touchée juste après.

Les secousses du séisme sont ressenties dans le sud du Bangladesh. Dans ce pays, les autorités n'ont alors recensé que deux victimes.

Les raz de marée ont touché plus de 800 kilomètres de côtes, depuis le nord-est jusqu'au sud. Elles détruisent les zones (mal) construites.

En Inde, les raz de marée ont eu lieu au matin, notamment dans l'État méridional du Tamil Nadu (côte est). Les digues (http://www.tourismexpress.info/article.php?9675) construites jadis par les Français à Pondichéry protègent cette ville avec une efficacité surprenante alors que les alentours sont dévastés.

La Malaisie a été protégée par Sumatra.

Des secousses sont ressenties à Singapour.

La capitale Malé est inondée. 1 192 îlots aussi.

Un nouveau séisme de magnitude 5,7 est enregistré au sud de l'archipel.

(La Somalie et la Tanzanie sont touchées, mais moins que les pays d'Asie).

Ces îles ont été atteintes par des vagues qui n'ont fait que quelques dégâts mais aucune victime.

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_du_26_d%C3%A9cembre_2004

Source : agence AFP.

 

 

 

 

 

Les différents types de Tsunamis

 

 

 

L’histoire nous rappelle qu’il existe plusieurs types de tsunamis.

 

Tsunami d'origine atmosphérique
Vagues semblables à celles d'un tsunami dues à l'avancée rapide d'un front de pression atmosphérique qui se déplace au-dessus d'eaux peu profondes à peu près à la même vitesse que les vagues, ce qui en permet le couplage.

Tsunami interne
Onde de tsunami qui se manifeste sous forme d'onde interne et se déplace le long d'un thermocline.

Tsunami local
Tsunami dont les effets destructeurs se limitent aux côtes situées dans un rayon d'une centaine de kilomètres de la source que l'a engendrée.

Micro-tsunami
Tsunami de si faible amplitude qu'il faut l'observer à l'aide d'instruments car il est difficilement décelable à l'oeil nu.

 

Tsunami local ou en champ proche
Tsunami engendré par une source proche, généralement située à moins de 200 kilomètres. Un tsunami local est provoqué par un petit séisme, un glissement de terrain ou une coulée pyroclastique.

Tsunami à l'échelle du pacifique
Tsunami capable de provoquer d'importants dégâts, non seulement aux abords immédiats de sa source, mais dans tout le bassin du Pacifique.

 

Paléotsunami
Dans quelques régions du Pacifiques, il existe des recherches sur les paléotsunamis, c'est-à-dire sur les phénomènes antérieurs aux archives historiques. Ce travail repose essentiellement sur la collecte et l'analyse des dépôts abandonnés par les tsunamis sur les zones côtières et sur d'autres éléments témoignant du relèvement ou de la subsidence liés à des séismes proches. A mesure qu'il se poursuit, le travail dans ce domaine apportera peut-être suffisamment d'informations nouvelles sur les phénomènes passés pour aider à évaluer le danger de tsunami.

Tsunami régional
Tsunami capable de provoquer des dégâts dans une région géographique donnée, généralement dans un rayon d'un millier de kilomètres à partir de sa source.

Télétsunami  (tsunami généré à distance ou tsunami en champ lointain)
Tsunami déclenché par une source lointaine généralement distante de plus de 1000 Km. Ce sont les moins fréquents mais aussi les plus dangereux. Ils surviennent lorsque la perturbation qui engendre le tsunami est suffisamment grande. En général, il s'agit de tsunami locaux au point de départ qui provoquent des dégâts importants près de la source, puis les vagues continuent de se déplacer parcourant tout le bassin océanique avec suffisamment d'énergie pour provoquer d'autres pertes matérielles et humaines sur des côtes situées à plus d'un millier de kilomètres de la source.

 

 

 

 

 

Echelles d’intensité des tsunamis

 

 

 

Il existe deux échelles de mesure de l'intensité des tsunamis.

 

L'échelle d'intensité modifiée de Sieberg

 

Elle compte 6 degrés d’intensité, de « Très légère » à «Désastreuse ».

 Zone de Texte: I : « Très légère », l'onde est décelée uniquement par les marégraphes.II : « Légère », l'onde est juste remarquée par les connaisseurs de la mer sur les rivages très plats.III : « Assez forte », l'onde inonde les côtes en pente douce et les embarcations légères sont échouées.IV : « Forte », le rivage est inondé, les constructions de la côte sont dégradées, la côte est jonchée de débris flottants.V : « Très forte », inondation générale, destruction des bâtiments et pertes humaines.VI : « Désastreuse », destruction des structures, inondation sur une grande profondeur de côte, dommages aux navires et nombreuses victimes.

 


 

La classification d'Imamura et Iida

 

Elle se base sur la hauteur maximale (Hm) des vagues. Elle contient également 6 degrés.

La magnitude « m » du tsunami est donnée par :

Hm=2exp(m) 

(2 multiplié par exponentielle de la magnitude)

Hm la hauteur maximale du tsunami à la côte.

 Zone de Texte: m = -1 : c'est un tsunami mineurm = 0 : la hauteur des vagues au large est de10cm ; la vague la plus forte atteint 1m ; il n'y a pas de préjudicem = 1 : la hauteur des vagues au large est de 25cm ; la vague la plus forte atteint 2m ; dégâts aux maisons et aux naviresm = 2 : la hauteur des vagues au large est de 50cm ; la vague la plus forte atteint 4 à 6m ; destruction de navires, pertes humainesm = 3 : la hauteur des vagues au large est de 1m ; la vague la plus forte atteint 10 à 20m ; destruction des côtes sur 200kmm = 4 : la hauteur des vagues au large est de 2m ; la vague la plus forte atteint plus de 30m ; destruction des côtes sur 500km


 

 

 

 

 

Les grands tremblements de terre et tsunamis de l’histoire

 

 

Le tremblement de terre du 26 décembre 2004, d'une magnitude de 9 sur l'échelle de Richter est l'un des plus violents jamais enregistrés dans le monde.

 

Seuls quatre séismes connus et mesurés ont eu une intensité égale ou plus forte :

● Le tremblement de terre au Chili en 1960, de 9,5 sur l’échelle de Richter

● En 1964, en Alaska à Prince William Sound, un tremblement de terre de 9,2

● En 1957 en Alaska dans les îles Andreanof, un tremblement de terre de 9,1

● A Kamtchatka en 1952, un tremblement de terre de 9,0 sur l’échelle de Richter

 

D’autres tremblements de terre et tsunamis ont marqué l’histoire de la planète.

Parmi les plus importants :

► 1703 - Japon
En 1703, à Awa, au Japon, les vagues générées par un tsunami ont fait 100 000 victimes.

► 1883 - Krakatoa
Les 26 et 27 août 1883, l'Île de Krakatoa a été détruite par de spectaculaires explosions sous-marines. L'explosion du volcan a projeté des cendres à 80 km de hauteur et est entendue jusqu'en Australie, à 4 000 km de là. Les Îles voisines ont été ensevelies sous 60 mètres de cendres et de débris volcaniques. L'effondrement du volcan a déclenché une série de tsunamis. La vague la plus haute, qui a atteint les 35 mètres, a dévasté près de 300 villes et villages côtiers de Java et Sumatra, faisant 36 000 morts.

► En Equateur, en 1906, un tremblement de terre de 8,8

► En 1938, en Indonésie, un séisme de 8,5

 

► A Kamtchatka, un tremblement de terre de 8,5 en 1923

 

1946 - Hawaii

Le 1er avril 1946, un violent tremblement de terre a été enregistré près de Dutch Harbor, dans les Iles Aléoutiennes. Un important tsunami a traversé l'océan Pacifique et a frappé Hawaii. Honolulu et la baie d'Hilo ont été les zones les plus touchées. À Hilo, on a compté 95 morts, après qu'un mur d'eau de 10 mètres se soit abattu sur la ville. Le tsunami a aussi balayé la côte ouest américaine, mais sans provoquer beaucoup de dommages.

 

► En 1950, un séisme de magnitude 8,6 a causé la mort de plus de 1 500 personnes au Tibet et dans la province indienne d'Assam.

 

► 1960 - Chili, Hawaii, Japon et Philippines
Le 22 mai 1960, un séisme de 8,3 à l'échelle de Richter s’est produit près de la côte chilienne. Un tsunami a détruit ou endommagé toutes les localités côtières sur une distance de 900 km, faisant 2 000 victimes au Chili. Poursuivant son chemin, la vague a voyagé sur 10 000 km jusqu'à Hawaii. À Hilo, le tsunami a fait 61 morts. Vingt-deux heures plus tard, après avoir encore franchi 5 000 km, des vagues hautes de 6 à 10 mètres ont fait plus d'une centaine de victimes au Japon et aux Philippines.

 

► En 1963, les îles Kouriles ont subit un tremblement de terre de 8,5

 

► En 1965, un tremblement de terre de 8,7 en Alaska

 


Alaska 1964 (tsunami). Copyright : © US Geological Survey http://libraryphoto.er.usgs.gov/earth1.htm

 

 

Zone de Texte: Gros plan sur…Le tremblement de terre 1er avril 1946 à Hawaii : La baie d'Hilo se situe sur la côte Est de l’île d’Hawaii. Le 1er avril 1946, à 7 heures du matin, un mur d'eau de de haut a frappé la côte. La première vague a emporté un pont. Quinze minutes plus tard, une deuxième vague a cassé des palmiers adultes de de hauteur. Mais c'est la troisième vague qui a fait le plus de dégâts : tout le centre-ville d'Hilo s’est mis à trembler. La vague a tout détruit sur son passage. Même les rails de chemin de fer ont été arrachés. Malgré l’ampleur des dégâts, on n’a compté que 95 morts.Mais la baie Hilo s’est métamosphosée. À la place des docks, des brise-lames; à la place des boutiques, on trouve une autoroute, car on vit dorénavant avec la peur d’un nouveau tsunami.À la suite du tsunami de 1946, les autorités ont établi à Honolulu le centre d'analyse et de détection des tsunamis : le Pacific Tsunami Warning Center, où vivent en permanence des géophysiciens. Le grand tremblement de terre du Chili :Il a eu lieu le 22 mai 1960 à 19H11 UTC (temps universel). Sa magnitude a été estimée à 9,5 sur l’échelle ouverte de Richter. Son épicentre se trouvait dans le sud du Chili, près de Valdivia. Il a été précédé par une série de tremblements de terre tous de magnitude supérieure à 8. Cet extraordinaire séisme a été provoqué par le glissement de la plaque Nazca de environ sous la plaque Sud-américaine. Le plancher océanique s’est ainsi élevé de près de à l’endroit de l’épicentre, ce qui créa un tsunami fonçant sur la côte chilienne. Mais, le tsunami ne s’est pas arrêté ! Il a parcouru tout l’Océan Pacifique et a atteint Hilo à Hawaï près de 15 heures après (à de l’épicentre). Hilo a subit également beaucoup de dégâts et on a compté 200 morts. Le tsunami a encore poursuivit son trajet jusqu’aux côtes japonaises et celles de Nouvelle-Zélande, des îles Samoa et Marquises où de nombreux dégâts ont été causés. Environ 3 000 personnes ont péri lors de ce tremblement de terre, principalement au Chili, le système d’alerte des tsunamis ayant permis de limiter le nombre de morts dans la région.

Les séismes les plus meurtriers dans le monde, en nombre de morts :

1908 : Italie, Messine, 70 000 à 100 000 morts

1920 : Chine, Gansu, 200 000 morts

1923 : Japon, Kwanto, 143 000 morts

1927 : Chine, près de Xining, 200 000 morts

1932 : Chine, Gansu, 70 000 morts

1935 : Pakistan, Quetta, 30 000 à 60 000 morts

1948 : Turkménistan, 110 000 morts

1976 : Chine, Tangshan, 255 000 morts

1970 : Pérou, 66 000 morts

1990 : Iran, Gilan, 40 000 morts

1999 : Turquie, 20 000 morts

2003 : Iran, Bam, 31 000 morts

2004 : Côte ouest de Sumatra, plus de 150 000 morts